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Suisse : Tsanfleuron 2017

Rédigé par Daniel L. le . Publié dans Activités en 2017.

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Dimanche 13/08

Ascension

« Non, rien de rien, non, je ne regrette rien… », une chanson qui nous tire hors de nos rêves : Louis nous réveille vers 6h15 et part chercher des pains au chocolat.  Julien prépare le café, et nous émergeons de notre sommeil et rangeons sacs et matelas.

A l’heure prévue, 7h15, nous faisons connaissance avec Gérald et Rose-Marie Favre, de la Société Spéléologique de Genève (SSG), qui ont pensé le camp jusqu’aux moindres détails.  Leur voiture, elle aussi, est pleine, essentiellement des moyens de subsistance (repas avec desserts, pique-niques, …).

Grâce à leur collaboration avec la société Glacier 3000, notre ascension sera aisée : nous monterons tous au sommet de la montagne en téléphérique et le matériel sera acheminé au camp en chenillette.  Sympas, cette société et ses collaborateurs qui, non seulement nous ont permis cela gratuitement, mais nous ont aussi mis à disposition deux chariots et une palette pour que l’on circule aisément dans les trois gares menant au sommet du Scex Rouge (1971m).  A pied dans la neige, nous suivons les traces de la chenillette sur le glacier et descendons jusqu’à la limite de celui-ci vers 2700m où le matériel est déchargé.

Montage du camp

Nous installons le camp à deux minutes de marche à peine du lieu de déchargement.  Au bord de notre itinéraire, Gérald découvre un gouffre qui était totalement recouvert de glace lors des années précédentes et se retrouve complètement à nu cette année.  Numéroté D20, la mesure réalisée au télémètre laser révèlera qu’il est profond d’au moins 27,50 m.

L’endroit de camp est sec et la moraine présente encore les traces de terrassement d’un camp précédent, donc il ne nous faut plus beaucoup préparer le terrain pour nous y installer.

A peine installés, Denis Favre (SSG), qui est monté en autonomie totale, nous rejoint pour nous soutenir en début de camp.

Balade karstique

L’après-midi, sous le soleil, Gérald nous emmène à travers le lapiaz et nous montre deux gouffres dont celui des Hollandais (D16), déjà exploré précédemment mais pas à fond, et qui pourrait constituer un objectif de camp pour ceux qui le veulent.  Ça et là, nous trouvons de grosses cartouches en acier, Gérald et Denis nous expliquent qu’il s’agit d’obus tirés par l’armée suisse lors d’exercices de DCA sur le glacier.

Ensuite, nous suivons Julien et Louis qui parcourent le karst vers l’Est en direction de la cabane de Prarochet.  Je découvre un trou dans lequel les cailloux que je jette tapent plusieurs fois sur les parois en quelques secondes.  Un de ces cailloux a même déclenché une petite avalanche bruyante : cela semble prometteur, il faudra y revenir…  On le nommera « puits des Carolos » (D21).

Dans l’étendue du lapiaz, le groupe se disperse peu à peu et c’est au compte-goutte que nous rentrons chacun séparément au camp, où arrivent encore Yohann « Yoplait » Fleury du Groupe Spéléo de Porrentruy (GSP), suivi de peu par Ludovic, Margot et Vincent (SSG).

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