Minervois 2018
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Minervois 2018

En cours de rédaction....

Participants : Mariette, Aimée, Jacques L., Isabelle, Xavier V., Audrey, David, Daniel, Pascale, Delphine, Bénédicte, Laurent, Xavier, Jessica, Eléa.

 

Dimanche - Minerve (par Bénédicte)




Lundi - Castenviels (par Laurent)

 

C’est aujourd’hui que les hostilités commencent ! Nous avions prévu d’aller faire l’Aven du Ruisseau de Castanviels. Un -250 à prédominance verticale. Vu ce qu’on a prévu du reste de la semaine, ce sera sans doute la sortie la plus longue même si ça reste une succession de puits relativement peu profonds. La grotte est équipée, ce qui va grandement faciliter la tâche mais nous emportons tout de même une corde de réserve et une corde pour aller au fond du P54. Une fois garé dans le hameau de Castanviels, la marche d’approche est assez limitée, moins de 50m. Le ruisseau est à sec, les puits ne seront donc pas trop arrosés. Daniel s’engage en tête, la gente féminine (Pascale, Delphine, Bénédicte) le suit et je ferme la marche. L’équipement est tiptop. On a parfois de mauvaises surprises avec un équipement qui reste en place mais là, c’est assez bien géré (broches, cordes de 9mm, fiche précisant l'âge de la corde, ...). Bravo au SCM (Spéléo Corbières Minervois) !

On descend successivement les puits et autres ressauts. Tout est équipé mais malgré tout je m’impatiente un peu à l’arrière et à l’avant mes camarades sont pressés d’arriver au p54 mais il y a tout de même pas mal d’autres puits avant d’y arriver. Nous observons quelques phénomènes surnaturels car au bas des puits, les vasques sont vertes fluos. Non, ce n’est pas du pipi de martien mais le résultat d’un traçage effectué 3 semaines auparavant par le SCM. C’est donc juste de la fluorescéine qui stagne dans les vasques. Pour en savoir plus sur ce traçage qui a demandé pas mal de préparations, vous pouvez consulter le blog du SCM (article, résultat, vidéo du traçage , il y a encore d’autres articles qui en parlent sur leur blog...)

Nous arrivons enfin au P54. Je le descends en éclaireur sur l’équipement en place. Daniel me suivra pour équiper. Au fil de ma descente, je me rends compte qu’il sera bien plus simple de l’équiper à partir de la vire qui se trouve à mi-puits, il y a tous les amarrages nécessaires pour descendre en toute sécurité, j’essaie de passer l’info tant bien que mal.

Arrivés à la côte -210 et en attendant que les filles nous rejoignent, Daniel explore un coté, tandis que j’en explore un autre pour essayer de se repérer sur la topo. J’arrive à boucler et à rejoindre Daniel dans la salle Bergasol où une boite de sardine nous attend mais nous la laisserons pour son propriétaire. Je suis attiré par le bruit d’une goutte d’eau qui creuse petit à petit son trou dans la glaise. Une fois que nous sommes tous réunis et après une petite pause, nous partons explorer cet étage. Nous avons repéré un balisage fait au moyen de rubalise et l’avons suivi pendant un long moment. Nous avons probablement loupé de peu la bifurcation vers la salle Pink Floyd car nous nous sommes engagés dans des boyaux menant vers les siphons. De retour à la salle Bergasol, je propose qu’on s’oriente vers la salle des Aragonites qui se trouve dans la direction que j’avais commencé à explorer en attendant les filles. C’est assez schön et ça méritait le déplacement.

On se dirige ensuite vers les puits car on a envie de descendre le magnifique P54 qui mène à l’actif. Delphine préfère nous attendre sur le palier et économise ses forces en vue de la remontée. L’actif n’est pas trop actif, juste assez pour se soulager. Y a pas à dire, ça fait du bien de pisser un coup et c’est pas Pascale et son Zig qui vont me contredire. Pendant que Pascale effectue son traçage dans la perte de l’actif, Daniel, Bénédicte et moi-même poursuivons dans le méandre jusqu’à rejoindre la salle boueuse terminale.

Ensuite, vient le temps de la remontée. Bénédicte y comprendra l’intérêt de la pantin pour les grandes verticales. Delphine manque un peu d’énergie. Et moi, je m’épuise inutilement en remontant la cheminée vers l’escaGéade pour passer le temps. Une fois dehors, je demande à Delphine de se changer et de prévenir le gîte pour pas qu’il y ait d’inquiétude inutile mais en fait le timing est respecté compte tenu de la route et de tout ce qu’on a visité à l’intérieur. De retour, Eléa n’est même pas encore au dodo et embrasse son parrain tout crasseux ! Comme d’habitude, un bon plat nous attend. Encore un grand merci, nous sommes tout de même bien choyés au GSC.



Mardi - Cabrespine (par …. )







Mercredi - Les Vents d’Ange (par Laurent)

 

Et voici enfin le jour tant attendu, nous allons visiter les Vents d’Anges, grotte fermée sujette à autorisation. C’est toujours à 5 (comme les 5 doigts de la main) que nous envisageons de visiter cette grotte, la sortie risque d’être aussi longue car on a autant de routes à faire et qu’il y a beaucoup à voir et à photographier. Le matin, je me prépare une omelette (tout comme Olivier Stassart nous en préparait lors du stage perfectionnement)  pour faire le plein de protéines et être en pleine forme. Eléa en mangea la moitié même si nous n’avions pas les mêmes objectifs. Et Bénédicte s’en préparera également une quand elle viendra déjeuner.

Fidèle à ma réputation, j’ai bien entendu pris note des coordonnées GPS du parking et du trou pour facilement les trouver et nous arrivons donc rapidement devant la porte qui verrouille cette antre magique. Belle porte avec toutes les infos nécessaires au cas où on tomberait dessus par hasard. Cette fois-ci, je prends la tête du groupe et Daniel ferme la marche. Le cheminement est évident grâce à un balisage rétroréfléchissant judicieusement placé, c’est même limite trop facile. De nouveau les quelques puits (il n’y en a pas tellement) sont équipés. La grotte est très différente comparé à celle que nous avons parcouru lundi et ça se résume plus à du crapahutage, ramping, désescalade comme je les aime (et les filles aussi). Le parcours est varié. Juste au début de la partie active, nous abandonnons le kit bouffe car il y a un passage légèrement plus étroit (où on se mouille) mais c’était le seul passage un peu plus délicat et le kit ne nous aurait pas beaucoup emmerdé par après. On poursuit donc dans ce méandre aquatique, assez fun et parsemé de quelques descentes en rappel. On arrive ensuite dans la partie concrétionné où on en prend plein les yeux. Quelques particularités comme les fameuses “baguettes de gours” (poolfingers en anglais), fil de bactéries qui se recouvre de calcite. On dirait des milliers de spaghettis non cuits pendu au plafond. La visite se poursuit jusqu’à une plage, la salle du Sable. Nous aussi, nous avons été à la plage, il y avait moins de soleil mais on a pu dessiné dans le sable et ici, plus d’océan pour effacer nos traces. On casse un peu la dalle (mais pas grand chose car nos tartines sont restées plus haut) et on se dirige vers la salle des Tuniques Bleues, même si aujourd’hui, je suis le seul à en avoir une. Cette salle, ou plutôt cet éboulis, est assez gigantisme, gros gros vide souterrain. Ensuite, on entame le retour. On refait une petite pause dans le sable et puis hop hop hop, on remonte. La remontée est beaucoup plus fluide que lundi et nous voilà déjà dehors.




Jeudi - Carcassonne (par ….)




Vendredi - Grotte du Maquis et de Coroluna (par Laurent)


Vendredi, déjà le dernier jour. A l’aube comme nous sommes de toute façon réveillés avant les autres, Bénédicte et moi allons courir une quarantaine de minutes histoire de bien nous dépenser. Nous déambulons jusqu’au village de La livinière à travers les vignes, c’est facile, ça descend à l’aller. La remontée est un peu plus paumatoire mais nous retrouvons le bercail. J’ai bien pris goût à cette escapade, difficile de ne pas être motivé dans un tel cadre. Ca m’a donné envie de m’y mettre pour entretenir ma forme et pouvoir remonter par la suite plus vite les puits car avec la musculature que je vais développer, je serai encore plus performant et ce sera encore plus dur de me suivre.

Après avoir déjeuné, nous prenons le départ vers Trassanel. J’ai pour objectif de faire visiter la grotte du Maquis et la grotte de Coroluna à ma filleule Eléa, qui attend depuis le début de la semaine pour venir en grotte. Deux équipes se constituent : Daniel, Pascale et Delphine feront de la rando du coté du Roc de l’Aigle après avoir visité brièvement les grottes . Laurent, Bénédicte, Xavier, Jessica, Eléa iront plus en profondeur et prendront plus leur temps pour visiter les grottes. Il y a toujours autant de vents que ce matin et la marche d’approche est bien plus longue que les journées précédentes. Cela constitue un excellent exercice de portage pour Laurent, Bénédicte et Jessica qui portent chacun un kit avec tout leur matos. Mention spéciale à Jessica qui porte un kit pour 3. Pas facile pour une enfant de 6 ans de déambuler sur ce genre de chemin mais ça va, elle s’en sort tout de même, au rythme d’une enfant naturellement. Ce massif est un vrai gruyère, pas pour rien que c’est là que se trouve la “base départementale de spéléologie”. Première escale à la grotte du maquis où il est possible d’effectuer une traversée tout en restant debout et sans se salir. Nous y croisons 2-3 chauves-souris. et c’est l’émerveillement garanti pour une petite fille. Excellente mise en jambe. Ensuite nous arrivons à la grotte de Coroluna et c’est là que nos 2 groupes se séparent. Ici, on a envie de plus se salir et donc on enfile nos salopettes. Le cheminement est aisé jusqu’aux gours. Là, j’essaie de trouver le meilleur chemin pour pas trop se mouiller les pieds (c’est raté pour moi, j’ai pas fait gaffe). Ensuite, on commence à devoir se mettre à 4 pattes. Eléa comprend très vite l’intérêt d’aider son prochain. Elle se débrouille très bien, en fait elle a beaucoup plus facile à se balader dans la grotte qu’en extérieur. On désescalade des ressauts, on se laisse glisser sur les fesses en contrôlant notre descente. Elle écoute attentivement nos conseils et même si ça semble difficile aux premiers abords, ce n’est pas insurmontable et elle comprend qu’on est là pour l’aider quand c’est nécessaire. Après un temps certain passé dans la grotte, il est temps de rebrousser chemin car on aura encore pas mal d’effort à fournir pour revenir à la voiture. Une fois sortis de la grotte, on préviens les autres qu’on retourne aux voitures, ils ont fini leur balade mais il y avait vraiment beaucoup de vent sur la crête. Le chemin de retour même si ça monte sévère se parcourt plus facilement qu’à l’aller, c’est souvent plus facile de voir où mettre les pieds dans ce sens-là et on motive Eléa avec de la nourriture, un BiFi en l'occurrence quand on arrivera à la stèle des maquisards. Retour aux voitures, retour au gîte où on a bien le temps de se préparer avant de nous rendre au restaurant avec tout le monde pour clôturer cette expé en beauté.

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